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Les symptômes

Illustration des effets de l'acromégalie sur les os, les muscles, le métabolisme du sucre et des graisses

L’excès d’hormone de croissance peut s’accompagner de nombreux symptômes. Ses effets sur les os, les muscles, le métabolisme du sucre et des graisses sont alors augmentés et non régulés.

De plus, l’adénome hypophysaire lui-même peut être responsable de certains symptômes. Les manifestations observées varient selon l’âge auquel la maladie apparaît.

silhouette avec une règle de mesure

Acromégalie apparaissant avant la puberté

Chez l’enfant, tant que les cartilages ne sont pas soudés, l’excès d’hormone de croissance s’accompagne d’une croissance excessive et rapide de l’ensemble du corps (gigantisme). C’est en général après la puberté que la croissance s’arrête. Les enfants atteints sont alors anormalement grands, plus de 2 mètres pour les garçons à la fin de l’adolescence. D’autres signes d’acromégalie peuvent également se manifester comme des complications cardiovasculaires et des douleurs aux articulations. On parle alors d’acromégalo-gigantisme.

Acromégalie apparaissant après la puberté

L’excès d’hormone de croissance comme la présence de l’adénome hypophysaire lui-même peuvent s’accompagner de nombreux symptômes. On peut donc distinguer:

billes symbolisant le développement de la tumeur

Les manifestations liées à l’excès d’hormone de croissance

Chez l’adulte, la maladie se manifeste très progressivement par une augmentation du volume du visage et des extrémités. Les mains et les pieds s’élargissent, le crâne s’épaissit. Il devient alors difficile d’enlever les bagues, la pointure des chaussures ainsi que la taille des chapeaux augmentent. Souvent, ces changements ne sont visibles qu’en comparant avec d’anciennes photos.

évolution du visage d'un patient acromégaleA terme, le visage prend un aspect typique :

  • élargissement du nez,
  • front semblant bas et ridé avec les arcades sourcilières et les pommettes saillantes,
  • lèvres épaissies,
  • menton saillant en avant (prognathe),
  • dents écartées,
  • voix rauque et grave.

Ces transformations étant lentes, les personnes atteintes d’acromégalie ne consultent en général un médecin que plusieurs années après le début de leur maladie.

Parfois, ce sont des douleurs au dos (rachialgies) et aux articulations (arthralgies) qui amènent le malade à consulter un médecin. Ces douleurs, qui peuvent être très invalidantes lorsqu’elles concernent les doigts, touchent 2 malades sur 3.

D’autres manifestations peuvent également être rencontrées plus ou moins souvent, comme :

photo de main pour illustrer le syndrome du canal carpien

De plus, l’hormone de croissance a des effets :

illustration du coeur

  • sur la peau :
    • vieillissement accéléré,
    • transpiration augmentée ;
  • sur les muscles :
    • augmentation du volume ;
  • sur les organes internes :
    • augmentation du volume du foie (hépatomégalie),
    • augmentation du volume de la thyroïde (ce qui provoque un goitre),
    • augmentation du volume du cœur (cardiomégalie).

La cardiomégalie est une complication fréquente (70 à 80 %) potentiellement grave. Un cœur trop gros est un cœur qui ne peut plus assurer sa fonction de pompe. Le corps risque alors de ne plus être oxygéné, particulièrement lors d’un effort. Les malades sont souvent essoufflés (insuffisance cardiaque) et souffrent d’hypertension artérielle dans 35 % des cas. A long terme, le cœur, les vaisseaux et les reins sont affaiblis. Ces symptômes peuvent, dans certains cas, participer à la découverte de la maladie.

Les manifestations liées à la tumeur

Le développement d’un adénome dans l’hypophyse peut être à l’origine d’un certain nombre de symptômes. Ils sont liés à la présence de l’adénome dans l’hypophyse qui, en grossissant, exerce une pression sur le cerveau. Cette pression peut s’accompagner :

  • de maux de tête (céphalées) résistants aux traitements,
  • d’une diminution de la vision,
  • d’une diminution de la production de certaines hormones.

La production insuffisante de certaines hormones hypophysaires peut amener à une moindre production d’hormones produites par la thyroïde (hypothyroïdie) et par les glandes surrénales (insuffisance surrénale).

L’hypothyroïdie se manifeste généralement par :

  • une diminution du rythme cardiaque, du transit intestinal (constipation), des capacités intellectuelles,
  • une prise de poids,
  • une fatigue,
  • une frilosité,
  • des signes dépressifs.

L’insuffisance surrénale entraîne généralement :

  • une fatigue,
  • une perte d’appétit,
  • une diminution de la tension artérielle,
  • une pâleur de la peau,
  • une diminution de la pilosité au niveau des aisselles et du pubis.

Par ailleurs, une diminution du taux d’hormones sexuelles peut également être observée. Chez les femmes, cette diminution peut se manifester par des troubles des règles (aménorrhée, allongement du cycle…). Chez les hommes, cette diminution peut se manifester par une impuissance et une infertilité.

Aussi bien chez les hommes que chez les femmes, ces différents troubles hormonaux sont souvent responsables d’une baisse de la libido.